Guide pratique sur le MAP

↪ Fondation canadienne pour la santé vasculaire 16 7. Que puis-je faire de plus ? 7.1. Maladie artérielle périphérique et l’entraînement Si l’approche interventionnelle (chirurgie ou dilatation) est souvent ef cace pour traiter les stades avancés de la maladie artérielle périphérique (MAP), le traitement médical (médication et/ou entraînement) demeure une étape importante, mais souvent sous-estimée, dans le traitement de la MAP 11 . L’entraînement est non seulement ef cace, mais rentable 16 . La marche est un exercice privilégié pour traiter le patient avec la MAP ! L’entraînement à la marche a toujours été le type d’exercice privilégié pour traiter le patient avec une MAP. Il est aussi fortement conseillé aux patients ayant béné cié d’une intervention vasculaire périphérique en complément d’un traitement chirurgical. Les effets béné ques au niveau de la capacité de marche et de la réduction de la mortalité sont bien connus. Une étude récente montre que l’exercice améliore le temps de marche de 50 à 200%, le temps de marche sans douleur de 100% et la distance maximale de marche d’au moins 100% chez le patient avec une MAP. L’exercice diminue aussi fortement la mortalité totale et cardiovasculaire chez le patient atteint d’une MAP. Les données de la littérature montrent de façon probante que l’exercice joue un rôle clé dans la prévention de nombreuses maladies chroniques, en particulier les maladies cardiovasculaires 6 . 7.2. Pourquoi l’exercice est-il si béné que ? L’exercice produit des effets favorables sur les multiples facteurs de risques classiques comme l’obésité, l’ hypertension artérielle , le diabète, le tabagisme et le cholestérol. Il faut aussi se rappeler que l’activité physique a différents effets positifs en lien avec le vieillissement. Si l’effet béné que de l’exercice dans la prévention cardiovasculaire est bien connu, les mécanismes précis à l’origine de ce béné ce restent à découvrir pour les patients avec une MAP. En effet, les études sont limitées et peu récentes de sorte que les hypothèses avancées restent à con rmer ou à approfondir. Chez un patient atteint de la MAP, l’exercice peut améliorer la performance à l’effort sans pour autant augmenter de manière signi cative l’apport sanguin aux membres atteints. Ceci suggère que d’autres mécanismes participeraient aux effets béné ques de l’exercice observés chez ces patients. Ces mécanismes sont complexes et toujours en cours d’étude.

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