Guide pratique sur le MAP

17 ↪ Guide pratique sur la maladie artérielle périphérique (MAP) 7.3. S’entraîner à la marche et plus encore Bien que l’entraînement à la marche soit le plus reconnu dans le traitement de la MAP, certaines études démontrent que celui sur vélo peut aussi être ef cace pour ces patients 13 . Comme la marche, le pédalage améliore la capacité à l’effort de même que la distance de marche et de pédalage. L’entraînement sur vélo est aussi plus sécuritaire pour les patients à risque de chute. Cependant, cette modalité serait moins ef cace que la marche. Il semble en effet qu’un entraînement sur vélo améliore grandement la distance pédalée alors qu’elle ait moins d’impact sur la distance marchée et la distance marchée sans douleur 13 . Il en demeure tout de même des effets cardiovasculaires positifs chez les patients souffrant de la MAP 13 . Certains chercheurs se sontaussi intéressésà l’entraînementavec lesbraschez des patients avec une MAP 3,13,17 . Bien que surprenant, il semble clair dans la littérature qu’il y a un béné ce à l’entraînement avec les bras chez les patients avec une MAP, qui sont généralement atteints au niveau des jambes. Ce type d’entraînement est particulièrement intéressant pour ceux qui ne peuvent s’entraîner à la marche en raison de douleurs très invalidantes 18,19 . Finalement, l’entraînement à l’aide des bras a même un impact sur la force musculaire au niveau des jambes. Tous ces facteurs font aussi en sorte qu’il est associé à une amélioration de la qualité de vie. Les mécanismes expliquant ces béné ces sont multiples. Parmi ceux-ci, l’un des plus importants est sans doute l’effet cardiovasculaire et central de l’entraînement. En effet, tous les types d’entraînement, que ce soit avec les bras ou les jambes, engendrent une augmentation du débit cardiaque (c’est-à-dire le volume de sang pompé par le cœur) et une augmentation de l’apport sanguin aux jambes 3 .

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