Guide pratique sur le MAP
9 ↪ Guide pratique sur la maladie artérielle périphérique (MAP) C'est moi, hihi ! Pression systolique au bras gauche Pression systolique au bras droit Artère pédieuse gauche Artère tibiale postérieure gauche Artère pédieuse droite Artère tibiale postérieure droite Pression la plus élevée des deux mesures prises à la cheville gauche Pression la plus élevée des deux bras Pression la plus élevée des deux mesures prises à la cheville droite Pression la plus élevée des deux bras 4. Comment fait-on le diagnostic de la maladie artérielle périphérique ? 4.1. Examen de dépistage Après le questionnaire médical et l’examen physique, le médecin qui soupçonne une MAP doit tenter d’en con rmer le diagnostic ainsi que sa gravité à l’aide de méthodes d’investigation plus poussées. De manière générale, cette démarche débute par un calcul simple qui s’appelle indice tibio-huméral . Cet examen de dépistage peu coûteux consiste essentiellement à faire le rapport entre la pression à la cheville et la pression au bras. Après une période de repos de 15-30 minutes, le patient est allongé sur le dos et à l’aide d’un brassard de pression et d’une sonde Doppler, la pression aux bras et aux chevilles est mesurée. Deux résultats sont alors obtenus : un pour la jambe gauche et un pour la jambe droite. Ces résultats sont en général proportionnels à la gravité de la MAP, c’est-à-dire que plus l’indice tibiohuméral est faible, plus la gravité de la maladie est sévère. Lorsque les vaisseaux sanguins sont intacts, les pressions du bras et de la jambe sont presque identiques et l’indice est d’environ 1,0. S’il est inférieur à 0,9, il y a une MAP. Advenant un indice normal chez un patient présentant des symptômes caractéristiques de MAP, un test de marche sur tapis roulant peut être recommandé. L’étape décrite ci-haut est répétée après l’épreuve d’effort sur tapis roulant. 4.2. Doppler et écho Doppler Chez les patients avec un degré de suspicion élevé de MAP et/ou ayant un indice tibiohuméral faible, l’investigation peut être complétée par l’exploration par Doppler ou Doppler associée à l’échographie. Également peu coûteuses, ces techniques permettent de dé nir le degré et le niveau de l’atteinte. En associant l’échographie et le Doppler, cela permet de visualiser les vaisseaux sanguins et ses blocages, s’il y a lieu, en balayant une sonde à ultrasons sur la peau et ainsi mieux préciser la sévérité de la maladie. Bien que très utile, cette technique comporte ses limites. Elle est jugée moins optimale chez les patients obèses et chez ceux présentant des artères calci ées (artérosclérose) où les parois des vaisseaux se calci ent. Les personnes diabétiques et avec une insuf sance rénale en particulier peuvent souffrir d’ artères calci ées. ↳ Figure 5 : Un outil de mesure : l’indice tibiohuméral
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