Guide pratique sur le MAP

↪ Fondation canadienne pour la santé vasculaire 10 4.3. Examens plus approfondis Chez certains patients, des examens plus approfondis sont parfois nécessaires. Ceux-ci sont surtout utiles en prévision d’une intervention pour débloquer une artère ou faire un pontage. Il existe deux examens d’imagerie: l’angiotomodensitométrie (AngioCT) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Dans le cas de l’ AngioCT , le patient est couché sur une table d’examen. Un liquide, de l’iode, est injecté dans une veine du bras de manière à faire apparaître les artères lors de la prise d’image à l’aide de rayons X. Très ef cace, cette technique a cependant un coût élevé, expose le patient à de la radiation et est relativement contre-indiquée chez ceux souffrant de maladies rénales sévères. Dans le cas de l’ IRM , le patient est également allongé dans un tunnel et peut, dans certains cas, recevoir un produit dans les veines (gadolinium). À l’aide d’un aimant générant un champ électromagnétique, l’IRM produit des images de vaisseaux d’une grande précision tout en évitant au patient d’être exposé aux radiations des rayons X. Cet examen est cependant très coûteux et moins accessible. Cet examen n’est pas recommandé chez les patients avec insuf sance rénale très sévère. 5. De quelle manière la maladie artérielle périphérique in uence-t-elle ma vie de tous les jours? LaMAP a souvent des impacts signi catifs sur la qualité de vie et le fonctionnement quotidien des personnes qui en souffrent. Elle peut notamment limiter les déplacements, qui eux, sont nécessaires dans la vaste majorité des activités comme le travail, les tâches ménagères, les loisirs, ainsi que les activités familiales et sociales. Par ailleurs, une plus grande fatigabilité peut aussi affecter la réalisation de certaines activités quotidiennes. En plus de ces limitations, la MAP peut causer des douleurs ou inconforts plus ou moins intenses et fréquents, ce qui peut aussi affecter l’humeur ou la qualité de vie en général. Puisque la MAP est chronique, c’est-à-dire qu’elle persiste et dure dans le temps, ses impacts peuvent se répercuter successivement à différents degrés. Heureusement, il existe des interventions ef caces qui permettent de bien la gérer et d’en diminuer les conséquences. Dans tous les cas, la prise en charge de la MAP inclut l’activité physique régulière comme la marche et la modi cation à long terme d’autres habitudes de vie comme d’arrêter de fumer, bien manger et réduire le stress/anxiété, etc. Ces modi cations sont souvent très béné ques, mais nécessitent généralement plusieurs changements quotidiens non négligeables. Une bonne nouvelle est que l’impact de l’activité physique régulière sur les symptômes de la MAP se fait souvent sentir dans les trois premiers mois de sa mise en œuvre. Les bienfaits ! L’introduction de l’activité physique et l’amélioration des habitudes de vie sont associées à une augmentation du niveau d’énergie et de l’endurance physique, ainsi qu’à une amélioration du bien-être psychologique et de la qualité de vie en général.

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