Guide pratique sur le MAP
11 ↪ Guide pratique sur la maladie artérielle périphérique (MAP) De plus, l’introduction de l’activité physique et l’amélioration des habitudes de vie sont associées à une augmentation du niveau d’énergie et de l’endurance physique, ainsi qu’à une amélioration du bien-être psychologique et de la qualité de vie en général. Il ne faut toutefois pas se cacher que changer ses habitudes de vie représente un dé important qui peut être dif cile à surmonter, mais surtout à maintenir dans le temps. Pour guider sur la nature des changements à effectuer et aider à relever les dé s liés à la vie avec la MAP, le médecin pourra orienter le patient vers divers professionnels de la santé comme un kinésiologue, un nutritionniste, un in rmier ou un psychologue. Il peut être surprenant de retrouver le psychologue parmi cette liste de professionnels pouvant aider le patient à mieux gérer la MAP. En fait, celui-ci peut contribuer de plusieurs façons au bien-être psychologique et au bien-être physique. En effet, dès l’annonce de la MAP, plusieurs émotions dites négatives comme la tristesse, colère, stress/anxiété, et découragement peuvent être vécues et, bien qu’elles soient tout à fait normales, elles ne sont pas toujours faciles à gérer pour le patient et son entourage. Le diagnostic de MAP peut également être accompagné de questionnements plus larges par rapport à la santé comme l’évolution de la maladie et ses conséquences, ce qui peut être inquiétant. Un autre dé important est l’adoption d’habitudes de vie plus saines et le maintien de ces changements dans le temps. Voici quelques pistes de réflexion plus spécifiques sur les enjeux concernant la modification des habitudes de vie et la gestion des émotions dites négatives. 5.1. La modi cation des habitudes de vie Il est possible demodi er plusieurs habitudes de vie en même temps, mais cela est généralement plus dif cile à faire et àmaintenir dans le temps que demodi er une seule habitude à la fois. Il peut donc être béné que de mettre notre énergie d’abord sur des changements qui semblent plus atteignables ou importants, pour ensuite progresser graduellement vers ceux qui semblent plus complexes. Par ailleurs, il est souvent aidant de se xer des objectifs concrets et réalisables à court et moyen terme (voir gabarit à l’ANNEXE I). Ainsi, l’objectif d’avoir une meilleure santé physique est noble, mais il reste plutôt vague et sera moins utile pour orienter les actions au quotidien. L’ajout d’un objectif concret à court terme sera alors plus aidant. Celui-ci pourrait ressembler à : lors des sorties de marche, alterner 1 minute de marche rapide et 1 minute de repos. Au l des semaines, augmenter le temps de marche et/ ou diminuer le temps de repos. Un objectif à moyen terme pourrait prendre la forme suivante : suivre un programme d’entraînement de façon à être assez en forme pour aller jouer au parc avec les enfants ou petits-enfants cet été (ou de réaliser une autre activité qui tient à cœur dans un avenir rapproché). Dans les deux cas, ils sont concrets et mesurables. Ensuite, il importe d’intégrer les nouveaux comportements dans la routine quotidienne pour qu’ils deviennent une habitude (cela prend environ 1 mois, donc il faut se laisser du temps). N’hésitez pas à en parler avec votre entourage qui pourra vous soutenir dans vos nouvelles habitudes de vie et qui pourra aussi vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs. Il s’agit ici d’un bref survol de façons de se motiver et de conserver cette motivation à plus long terme, mais plusieurs autres stratégies ef caces existent. Il ne faut pas hésiter à en discuter avec les professionnels de la santé.
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