Guide pratique sur le MAP

19 ↪ Guide pratique sur la maladie artérielle périphérique (MAP) 8. Les outils pour m’aider Marcher davantage, sans douleur, est le souhait de bien des personnes atteintes de la MAP. Pour y arriver, l’un des traitements les plus ef cace est l’entraînement par des séances d’exercices. Cela semble facile comme moyen d’intervention, mais la plupart des gens ne savent pas réellement par où commencer. Cette section tentera de fournir de l’information sur des outils pour aider les personnes atteintes de la maladie artérielle périphérique à mieux gérer la pratique d’activité physique et les accompagner dans la réussite de leurs objectifs. L’objectif de l’entraînement ! L’objectif de l’entraînement pour les personnes atteintes de MAP est d’obliger le corps à pousser davantage de sang vers les jambes en activant le système cardiovasculaire. À l’e ort, l’arrivée de sang dans les jambes, poussé par le cœur en action, favorise la dilatation des artères . Donc, des membres en action laissent passer davantage de sang pour aller nourrir les muscles au travail. Le fait de bouger ouvre un nouveau réseau de petits vaisseaux sanguins qui rendent possible le contournement de l’obstruction de l’ artère touchée par la maladie. De plus, des muscles régulièrement utilisés résistent plus longtemps à un moins bon apport de sang. Si l’on compare la situation à un réseau routier, bouger les jambes favorise l’ouverture de routes secondaires lorsque l’autoroute est congestionnée. Cela peut prendre quelques minutes de mouvements avant que le flot sanguin vers les jambes favorise l’ouverture des artères pour amener plus d’oxygène et de nutriment aux muscles. Si le départ est trop rapide, les muscles souffrent et produisent des déchets métaboliques qui occasionnent de la douleur et/ou une dif culté à contracter lesmuscles correctement. C’est à cemoment que la boiterie s’installe et l’arrêt de l’effort s’impose 1 . La stratégie est donc de débuter plus lentement l’effort pour maximiser l’apport de sang aux muscles sans provoquer trop rapidement la souffrance. Il faudra donc privilégier un choix d’exercices qui peut débuter lentement, soit un effort que l’on considère facile en début de séance. Une fois en action, sous le seuil de la douleur depuis quelques minutes, la personne peut passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire d’augmenter l’intensité et risquer l’atteinte de la douleur qui peut la faire arrêter 2. Les études démontrent que l’amélioration de la distance de marche se voit plus rapidement si les personnes atteintes de maladies vasculaires périphériques travaillent dans l’inconfort. Ceci entraînerait lesmuscles à devenir plus tolérants et favoriserait davantage la circulation dans les artères secondaires 2 .

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